Je ne serai pas végétarienne…

Ne commencez pas à me taper dessus de suite, je vais m’expliquer.

Ok, je vais à l’encontre des articles de ma soeur, mais il s’agit bien d’un blog tenu par deux vraies personnes et deux vraies personnes ne sont pas forcément d’accord sur tout.

Donc non, je ne serai pas végétarienne.

Le matraquage actuel végétarien m’a d’abord fait céder, je vous avoue. Moi non plus, je n’ai pas envie que des animaux souffrent le martyr pour mon assiette, c’est évident.

Sauf que je finis par me sentir manipulée un peu par ce matraquage justement et que j’ai fini par me demander ce qui pouvait relever de mes convictions et ce qui relevait de l’influence des médias.

Il est hors de question que je cautionne les tests sur les animaux alors qu’il y a des moyens différents, donc je continue à rechercher les produits non testés sur eux.

Cependant, je pense que le végétarisme est un mode de vie qui doit être choisi avec une conviction profonde. Pas par mode, par influence ou sur un coup de tête. Et les implications d’une société végétarienne sont à étudier aussi. L’excellent article d’un journaliste de l’Huffington Post à ce sujet m’a fait pas mal cogiter. (je vous le conseille vivement)

J’aboutis surtout à la conclusion que je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu’il convient de faire du tout.

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Qu’est-ce que je rejette vraiment au fond? L’industrialisation des animaux.

MAIS je pense qu’au lieu de me convertir au végétarisme, je préfère soutenir des agriculteurs et éleveurs locaux. Parce que, comme le suggère justement l’article, que deviendront tous ces animaux d’élevage si l’on cesse la consommation? Que deviendront les éleveurs? Faudra-t-il abattre ces animaux parce que personne ne saura quoi en faire? Les rendra-t-on à une pseudo liberté invivable?

A quoi doit-on renoncer? La viande? Le lait? Le fromage aussi alors… Les oeufs… Tout est lié.

Alors que militer pour un élevage réellement conscient, respectueux, ça, ça me paraît plus logique.

Je sais que les abattoirs restent des lieux violents mais il existe d’autres solutions qui devraient être étudiées. Oui, on peut encore se procurer des oeufs de la ferme d’à côté et voir les poules picorer tranquilles toute leur vie. Oui, on peut encore se procurer la viande du boeuf du voisin, qui sera respecté du début à la fin de sa vie. Les fermiers soumagnards, là d’où je viens, élèvent peu et bien. Ils galèrent mais ils continuent. Et ils galéreraient moins si on ne se plaignait pas de leur prix plus élevé justement dû à la qualité de leur travail.

Je ne fais pas partie de ces gens qui mangent un steak à chaque repas. Je n’achète jamais de viande : je n’en mange quasi pas. Mais je sais où me procurer un poulet qui aura eu une vie correcte et je pense que c’est le choix que je poserai au final. Il existe des solutions pour se grouper avec des amis ou de la famille et acheter sa bête auprès d’un éleveur.

Exiger de nos restaurateurs de la viande labellisée, peut-être même militer pour un label plus contrôlé encore, ça, ça me paraît juste.

Je sais que nombre d’entre vous vont s’insurger de ce choix, mais je ne trouve pas plus juste la culpabilisation permanente actuelle alors qu’une société végétarienne entraînerait des souffrances pour tous les concernés (humains ou animaux).

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Je comprends parfaitement les appels à cesser la consommation de viande. Mais ça me paraît une réaction irréfléchie, sans projection vers l’après.

Tout, dans cette affaire, est question de respect : respect des animaux, respect des carnivores, respect des végétariens, respect du monde dans lequel on vit finalement.

Alors non, je ne serai pas végétarienne. Je limiterai ma consommation à une consommation responsable. Je choisirai le fromage des producteurs locaux (qu’on emmerde pour des détails, je vous rappelle la polémique au sujet du fromage de Herve). Je mangerai les oeufs de la ferme que je connais. Je ferai gaffe à la quantité que j’achète pour ne pas jeter quelque chose qui m’a été donné par la nature. Mais je ne serai pas végétarienne.

Parce que je ne suis pas bien sûre que ce choix massif soit forcément le bon et que nous sommes bien assez culpabilisés au quotidien de tous nos choix de vie.

Love Peace Flex

25 Commentaires

  1. Jessica
    25 février 2016 / 9 h 38 min

    Merci ! Merci vraiment, tu as exprimé exactement mon ressenti, celui que j’avais essayé de donner en commentaire sur l’article de ta soeur. Je n’ai rien à ajouter, seulement que personne ne pourra s’insurger, car chacun fait ses choix et lutte à sa manière. On se doit le respect mutuel.

  2. 25 février 2016 / 9 h 43 min

    chacun fait son choix, et une consommation raisonnée et de « bons produits » c’est déjà un grand pas. finalement on peut être végétarien pour différentes raisons. en ce qui me concerne c’est plus l’impact écologique que les questions antispécistes, que l’article met bien en avant, comme s’il n’y avait que ça. du coup je pourrais tout aussi bien manger quand meme de la viande « raisonnée ». Après vient la question du bien être animal, de façon logique. Etre végétalienne? pour ma part non, meme si en étant végétarien, on y tend souvent au bout d’un moment. La question des oeufs, ça tient aux histoires de poussins broyés. sinon les poules, elles doivent pondre de toute façon. On va pour notre part installer un petit poulailler, mais il y a toujours moyen de trouver une petite ferme ou une connaissance qui possède des poules..
    Et en effet, s’il n’y avait pas de subventions de l’industrie d’élevage, la viande serait 10x plus chère (cf l’enquête Campbell)
    Un monde sans viande n’existera jamais, certaines populations feront toujours de l’élevage (non intensif) car c’est leur alimentation principale dans des pays où l’agriculture est difficile.
    Au contraire certains pays dont le régime est quasi végé, en Inde, en Asie, ne sont pas envahis par des hordes de boeufs ou de cochons sauvages…
    Nous, on a le choix. C’est cela qui est à notre avantage. On peut choisir de faire réduire ce processus d’offre et de demande en viande et ainsi démanteler l’élevage intensif. Ce qui n’arrivera jamais mais on peut faire notre part.
    la fin de l’article me dérange un peu.. il faudrait abolir les voitures etc… ne soyons pas idiots non plus en allant trop loin. Cependant j’ai déjà remarqué que quand tu annonces que tu es végé, que tu essaies de réduire tes déchets etc, au lieu de répondre que c’est bien, que tu essaies de faire des efforts pour la planète, les gens te pointent en fait ce que tu ne fais PAS, du genre, si tu es si impliquée, c’est inadmissible que tu ailles à ton boulot en voiture, voyons ce n’est qu’à 20km prends ton vélo madame l’écolo…
    bref, je pense que l’article suppute un peu trop:)
    désolée si c’est un peu décousu, j’ai lu vite fait du boulot (ouh pas bien, en plus je suis venue en voiture:), et j’avais envie de répondre
    bonne journée!

  3. 25 février 2016 / 11 h 01 min

    J’ai beaucoup aimé lire ton opinion Chrys ! Aussi bizarre que ça peut paraître, j’y adhère, alors que je suis végétarienne. Pourquoi ?

    Je pense également que devenir végétarienne ne doit pas se faire sur un coup de tête. J’y ai personnellement songé pendant deux ans, bien avant toute cette médiatisation, avant de sauter le pas. C’est quelque chose qui m’est arrivé petit à petit, en réduisant ma consommation graduellement, en lisant des livres, et en renforçant mes convictions.

    Quand tu parles de respect, tu as vraiment mis le doigt sur ce qui compte le plus dans toute cette histoire. Il m’arrive de partager des articles qui prônent le végétarisme, oui. Mais quand je le fais, c’est parce que c’est quelque chose qui compte pour moi, qui représente mes valeurs. Pas pour rallier des gens à ma cause. Je pense qu’il est important que chacun respecte le mode d’alimentation des autres. Je ne critiquerai jamais une personne qui fait le choix d’être carnivore. Par contre, je critiquerai ceux qui me montrent du doigt en m’accusant presque de faire partie d’une secte… Parce que ça, c’est déplorable. Entendre que je suis pâle et que je perds du poids parce que je ne mange pas de viande rouge, ça me fait bien rire. Cliché sur toute la ligne.

    J’admire beaucoup ton choix de consommer dans le respect de l’animal. Je ne serai jamais végétalienne, c’est certain: mais comme toi, j’essaie petit à petit de me tourner vers une consommation responsable d’œufs et de lait. Lorsque j’aurai mon chez moi, j’ai déjà prévu d’avoir mon petit poulailler. Concernant le lait, en attendant de trouver un producteur local qui me convient, je me tourne vers le lait de soja, noisette, etc. Parce que c’est délicieux.

    En tout cas, le top dans tout ça, c’est que tu oses affirmer haut et fort ton opinion ! Même si ça ne m’étonne pas de toi 😉 Le mot final de l’histoire, c’est que chacun doit trouver un mode de vie qui lui permet d’être en accord avec lui-même et ses valeurs. Et respecter celui des autres.

    Gros bisous <3

    • 25 février 2016 / 11 h 03 min

      Oups, j’ai beaucoup écrit.

      • 25 février 2016 / 12 h 55 min

        tout à fait d’accord Perinne!

  4. 25 février 2016 / 12 h 11 min

    Article très intéressant même si je ne m’y retrouve pas, je suis végétarienne depuis presque 2 ans, mais tu soulèves un point très intéressant, la culpabilisation. Je crois en effet que certains végé / la société a tendance à vouloir nous culpabiliser en permanence, hors si la culpabilisation infantilise et empêche de prendre de vraie décisions basées sur la réflexion, la responsabilisation, elle, pousse à réfléchir, prendre conscience de ce qui nous entoure, des tenants et aboutissants. Du coup je pense que tu es totalement dans cette idée de responsabilité, tu as pensé à la question et fait ton choix, cela ne signifie pas qu’il soit définitif mais tu t’accordes la possibilité de penser à cette question de viande/ pas viande en faisant entrer dans ton raisonnement un certain nombre de paramètres : bravo donc !

  5. 25 février 2016 / 12 h 28 min

    c’est marrant, le nombre de fois où j’ai entendu ce fameux argument du « le problème, c’est l’industrialisation, il faut aller voir des petits éleveurs qui respectent leurs animaux, etc ». Si toutes les personnes qui tenaient ce discours achetaient effectivement leur viande auprès de ces fameux petits éleveurs respectueux (mais où sont-ils d’ailleurs, ces éleveurs dont les vaches sont heureuses et méritent d’aller à l’abattoir parce que leur vie a été tellement chouette?), bref, si tout le monde consommait effectivement comme ça, le problème de l’industrialisation ne se poserait pas. En réalité, il faut l’admettre, l’écrasante majorité des gens achète son jambon Fleury Michon au super U, pareil pour ses steaks hachés et son poisson. Tout en disant qu’il faudrait l’acheter ailleurs.

    Oui, si la totalité de la population devenait végéta*ienne du jour au lendemain, on se retrouverait avec plein d’animaux d’élevage sur les bras sans savoir qu’en faire. Mais on sait tous que ça ne se passera jamais comme ça. Au mieux, les choses se ferait progressivement, et le nombre d’animaux réduirait petit à petit. Ne vaut-il pas mieux moins d’animaux d’élevage sur la planète mais des animaux sans date de mise à mort prévue à leur naissance, que la quantité actuelle condamnée à une vie de merde et une mort brutale?

    Je ne sais pas si tu connais le concept de la dissonance cognitive, mais tout le raisonnement derrière ton article m’y fait penser. J’ai survolé l’article auquel tu fais référence et pareil. Le passage qui dit en gros « la mort fait partie de la vie, à ce moment-là pourquoi pas interdire les voitures vu le nombre de tués sur la route » m’a assez sidérée. En fait le souci, c’est qu’il n’y a aucun bon argument contre le végéta*isme. On peut choisir de manger de la viande, mais autant assumer le truc plutôt que d’essayer de trouver des excuses qui ne tiennent pas la route.

    Ceci dit, je trouve ça très très bien de limiter sa consommation de viande et de bannir les produits testés sur les animaux et je t’en félicite! 😉
    j’ai l’impression aussi que le végétarisme devient un truc à la mode, et d’un coté je trouve ça bien car ça rend le truc plus connu, plus accepté. Mais de l’autre ça me chagrine car il ne faudrait pas que ce soit juste une mode.

    (et comme je sais qu’à l’écrit, le ton n’est pas évident à percevoir, je voudrais juste préciser qu’il n’y a aucune agressivité dans mon commentaire!)

  6. 25 février 2016 / 12 h 48 min

    J’ai lu l’article du Huffigton Post que tu as cité et j’ai beaucoup apprécié. Je suis à 90% végétalienne (le fromage aura ma peau) et je vis avec un omnivore. Et il y lonngtemps déjà il a soulevé le problème de l’avenir des animaux d’élevage si le monde était végétalien, auquel il est vrai je n’avais jamais vraiment réfléchi.

    Il faut savoir que je ne me suis jamais dit que j’allais être végétarienne, à l’époque (il y a 4/5 ans) ce n’était pas un phénomène de mode comme aujourd’hui, j’ai simplement voulu réduire pour ma santé (risque cardio vasculaires etc. à ‘lépoque je ne savais pas pour les hormones, les antibiotiques et compagnie) et puis j’en suis venue à être dégoutée par la chaire animale. Mon chemin a donc été assez facile puisque j’étais simplement dégoutée, je ne me suis jamais forcée à quoi que ce soit.

    Je pense qu’une consommation raisonnée est en effet la clé du problème, arrêtons la viande low cost qui est une horreur. Si tout le monde consommait moins et mieux beaucoup de nos soucis écologiques et éthiques seraient réglés je pense.

  7. 25 février 2016 / 12 h 55 min

    J’aime aussi beaucoup ton article Chrys!

    Comme je l’ai écrit à ta soeur, je suis végétarienne depuis quasi 15 ans mais par « goût », pas par conviction ou autre mode… Je déteste la viande ! Je crois que tu as très justement mis le doigt là où il faut : quoi que tu fasses, tu seras toujours jugé(e)/critiqué(e) ! Quelque fois on me regarde de travers car je ne mange pas de viande mais je porte du cuir. Ou alors on s’insurge que je mange (encore) du poisson alors que je me « revendique » végé…
    C’est comme écrit par Prettyarty : « c’est inadmissible que tu ailles à ton boulot en voiture, … » C’est vraiment ça, tu ne peux plus rien faire sans être critiqué. Si tu décides d’adopter tel régime alimentaire ou “conviction”, le monde attend de toi que tu le fasses à fond… Je ne suis pas d’accord. Ça doit être personnel et ne pas tomber dans un excès. Et ceux qui s’insurgent de tel ou tel choix, ils se sont regardé le nombril avant de critiquer l’autre ??!

    Y a ça et le matraquage des médias, tu as tout à fait raison Chrys. Je trouve aussi depuis quelques temps que ça semble « être la mode » de parler de végétarisme partout. Un peu comme la bouffe jap était à la mode tout un temps, ou chinois ou autre! Après ça ce sera quoi ? Les médias manipulent à fond la caisse, on le voit bien aussi avec l’image de la femme ou les dictats de la mode, cfr vos super articles sur le poids.

    On en revient toujours à la même chose : on est manipulé, matraqué de toute part. Il faut tout de même laisser tout un chacun libre de ses actions, de penser par soi-même et de trouver son juste équilibre !

  8. Héloïse
    25 février 2016 / 13 h 19 min

    Merci !

  9. Camille
    25 février 2016 / 14 h 00 min

    Merci !!

  10. Ju'
    25 février 2016 / 15 h 19 min

    Merci pour cet article! Tu as exprimé exactement ma pensé, ça m’agace assez cette « tendance » qui devient à la mode alors qu’à la base c’est quand même un régime qui ne doit pas être pris à la légère mais mûrement réfléchi! Ceci dit, j’admire aussi les personnes végétariennes engagées et qui croient en leurs idées!

  11. 25 février 2016 / 16 h 06 min

    Je suis d’accord à 100% avec cet article, et c’est ce que ma famille et moi-même tentons d’appliquer depuis des années, à savoir consommer local, de saison et en petites quantités. Nous avons un grand jardin, un compost et des poules élevées en plein air, et pour le reste il y a effectivement les fermiers de la région (Soumagne TMTC :p). Et oui, le fait que le vegeta*isme soit à la mode me saoule au plus haut point, car beaucoup de personnes appliquent ses règles et principes sans réfléchir beaucoup plus loin (les conséquences de l’agriculture intensive? La déforestation?) puis pointent parfois du doigt les omnivores car on est trop des vilains-sans-coeur (heureusement, tous ne sont pas comme ça :p).

  12. 25 février 2016 / 17 h 39 min

    Ton article fait du bien à lire ! Je respecte tout à fait les personnes végétariennes par conviction. Mais ce qui me dérange c’est que cela devient un phénomène de mode, qu’on nous culpabilise et qu’on nous sert du « c’est bon pour la santé », « c’est plus sain d’être végétarien » !! Concrètement, tout est pollué donc pour le véritablement sain … j’ai un peu de mal. Pour être en bonne santé l’être humain à besoin de tout les apports nutritifs, il faut juste que cela soit modéré. Et je trouve ton argument sur les éleveurs très juste ! Déjà qu’ils ont du mal à sortir la tête de l’eau alors là c’est carrément leur tirer une balle dans le pieds … Comme toi, je préfère privilégier une agriculture local et respectueuse que de ne plus consommer du tout …
    En tout cas, merci d’avoir le courage d’écrire ce genre d’article !

  13. Stéphanie
    25 février 2016 / 17 h 51 min

    Merci, merci, MERCI pour ce post qui reflète en tous points mon opinion ♥ Non, je ne suis pas végéta*ienne, et pourtant, je ne porte pas de cuir, je conchie la chasse et la corrida, je choisis le plus possible des produits cruelty-free, je privilégie les producteurs locaux… C’est sans doute contradictoire, voire totalement hypocrite, mais quand je vois certains se revendiquer vegans alors qu’ils portent du cuir ou mangent de la viande ou du poisson « de temps en temps », je pense ne pas avoir besoin de recevoir des leçons de morale. De plus, certains m’agacent avec leurs discours « gentils vegeta*iens contre vilains omnivores », comme s’ils étaient eux-même totalement blancs. Si un jour, je deviens végétarienne (car on ne sait jamais, après tout :P), je le choisirais en toute connaissance de cause et pas par effet de mode.

  14. 25 février 2016 / 20 h 09 min

    Je partage tout à fait ton avis! C’est d’ailleurs dans cet esprit-là que j’ai grandi: poules en liberté au fond du jardin, viande achetée en groupe à un producteur responsable du coin, lait en direct de la ferme… Maintenant que j’habite en ville c’est moins facile d’autant que je ne suis pas motorisée, mais le matraquage médiatique autour du véganisme qui a lieu à l’heure actuelle m’agace. Et dans un autre domaine, le débat serviette/tampons/cup et la véhémence de certaines pro-cup aussi! Chacun fait comme il peut/veut dans le respect de l’autre et puis voilà! Peace and love ^^

  15. Mobius
    25 février 2016 / 20 h 27 min

    Je ne me suis jamais posé la question, personnellement. J’aime la viande, j’en mange une portion à chaque repas, que ce soit un morceau naturel (côte de porc, steak, filet de poulet, etc.) ou un produit transformé (cordon bleu et assimilés). Quand j’achète une pizza surgelée, c’est au chorizo généralement, chez Domino’s je prends l’Extravaganza (avec plein de viande), je surkiffe le saucisson…bref, viande. Encore et encore (j’évite juste le boeuf, parce que…c’est du boeuf que je veux manger. Pas de la vache à lait recyclée).
    Et je n’ai jamais considéré les animaux que nous mangeons comme des êtres dont il faut prendre excessivement soin : c’est de la nourriture, point barre. J’ai même eu un lapin comme animal de compagnie, ça m’a jamais empêché d’en manger. Pour moi, c’est avant tout culturel. En Asie ils bouffent des insectes, au Japon, des méduses, en Chine, des serpents, en Australie, du kangourou, aux USA, du bison…par contre, va essayer de faire bouffer du cheval ou du lapin à un anglais, ce serait comme du chat ou du chien pour nous.

    Le fait est que si manger de la viande n’est pas dangereux ni nocif, ni pour nous, ni pour les animaux, ni pour la planète, à condition de consommer responsable bien sûr, en revanche, être végétarien, c’est très dangereux. À l’heure actuelle, c’est juste une mode marginale et minoritaire…mais si plus personne ne mangeait de viande ? Hé bien nous aurions le choix d’acheter des légumes français ou au moins européens, très, très chers…ou bien des légumes maghrébins, chinois ou sud-américains, pas cher, mais bourrés ras-la-gueule de pesticides, de fongicides, et autres -cides très très pas bons pour la santé et l’environnement. Sans parler du fait qu’aujourd’hui, végétarien rime avec soja, et ça c’est pas bien.

    Ce qui n’a rien d’un argument pour moi, je le précise. J’aime la viande, et c’est le seul et unique argument qui m’importe, moi, personnellement. Chacun sa vision, chacun ses arguments, chacun ses convictions.

  16. 25 février 2016 / 22 h 54 min

    On pointe souvent du doigt les personnes qui font beaucoup d’efforts mais visiblement pas assez pour certains… Moi je pense qu’il est important de se féliciter de tous les petits gestes que l’on peut avoir au quotidien ! Alors bravo 🙂
    Ps: c’est une végane qui parle et oui, nous ne sommes pas tous fous ^^

  17. Jinko
    26 février 2016 / 10 h 18 min

    Sans vouloir te culpabiliser, je voulais juste t’éclairer de mon point de vue de végétalienne sur certaines de tes questions 🙂

    – « Que deviendront tous ces animaux d’élevage si l’on cesse la consommation? » Ces animaux d’élevage sont des animaux créés par l’homme, suite à de nombreux croisements génétiques, pour répondre à des besoin précis (pour un porc : grandir vite mais manger peu, avoir beaucoup de graisse mais peu de gras…). Etant donnés qu’ils n’ont malheureusement plus rien de naturel, certaines races vont peut être s’éteindre. Mais ça sera pour mieux conserver les races anciennes dans des parcs ou des sanctuaires pour animaux. Et puis de plus en plus de personnes adoptent aussi des animaux anciennement dit d’élevage comme animaux de compagnie ^^!

    -« Que deviendront les éleveurs? » La transition ne se fera pas du jour au lendemain, les exploitations agricoles d’élevage fermeront petit à petit quand ils se rendront compte que ce n’est plus rentable pour eux car la demande n’est pas là, les anciens éleveurs changeront donc de métier au fur et à mesure. C’est triste mais c’est comme ça, il faut évoluer, ça ne sera pas la première fois dans l’histoire qu’un métier disparaît.

    -« Faudra-t-il abattre ces animaux parce que personne ne saura quoi en faire? Les rendra-t-on à une pseudo liberté invivable? » Si la demande en produits animaux baisse, par conséquence la production va baisser. On produira moins de porcelets, moins de veaux, moins de poussins…bref moins de demande = moins d’animaux d’élevage. On ne va pas ouvrir une exploitation et laisser les 1000 vaches qu’elle contient en liberté 😉 Ça va se faire sur le long terme.

    -« A quoi doit-on renoncer? La viande? Le lait? Le fromage aussi alors… Les oeufs… Tout est lié. » Tu a entièrement raison, tout est lié, ce n’est qu’une seule grosse industrie… L’exploitation animale est partout, et une exploitation respectueuse n’existe pas de mon point de vue. C’est effrayée par cette révélation que j’ai attendu des années avant de devenir végétalienne ! J’avais peur que ça soit trop dur, au final je me suis sentie tellement en accord avec mes convictions, ça valait le coup !

    -« je ne trouve pas plus juste la culpabilisation permanente actuelle alors qu’une société végétarienne entraînerait des souffrances pour tous les concernés (humains ou animaux). » : A ton tour de m’éclairer sur ce point: je ne comprend pas comment une société végétarienne peut entraîner de la souffrance pour les humains et les animaux ? De mon point de vue c’est justement l’inverse.

    -« Je comprends parfaitement les appels à cesser la consommation de viande. Mais ça me paraît une réaction irréfléchie, sans projection vers l’après. » : Je pense que tu te met face à tes questionnements dans cette phrase. Les personnes qui deviennent végétariennes l’ont réfléchi et se sont projetées, c’est un processus plus dur qu’il n’y parait car il faut totalement déconstruire ses croyances… à toi de continuer ta réflexion !

    Même si nos avis diverges je suis contente de voir que de plus en plus de personnes se questionnent !

  18. 26 février 2016 / 14 h 55 min

    Heureusement que tu veux pas te forcer à l’être, il ne manquerait plus que ça : s’alimenter en fonction de la mode.

    Je suis devenue végétarienne par choix, mais pas par mode. Certainement pas. J’y ai longuement réfléchis et finalement ce régime alimentaire convenait à la philosophie de vie que j’étudie (le bouddhisme).

    C’est vrai qu’actuellement être végétarien c’est « in ». Un peu comme manger sans gluten, sans lait, en suivant un régime super-protéiné, hypo-protéiné, en faisant 200 000 heures de sport, bref aujourd’hui tout le monde croit faire mieux que le voisin.

    Comme j’ai pu le lire plus haut, le végétarisme c’est une mode made in Média. Les stars nous font croire qu’elles mangent végétarien parce c’est sain… Je me lol, c’est surtout parce qu’elles mangent trois feuilles de salade pour nous imposer un canon de beauté impossible à avoir à moins d’avoir 12 ans (et encore, à 12 ans je rentrais déjà plus dans du 34 ^^’).

    Non parce que je suis végétarienne et il m’arrive de manger n’importe quoi (genre un paquet de frite XXL avec trois tonnes de sel, pas de viande, mais pas sain non plus).

    J’ai aussi lu dans d’autres commentaires que certains végétariens jugeaient les carnivores. Perso j’ai surtout connu l’effet inverse et j’en ai ris. Mais jamais il ne m’est venu à l’esprit de fustiger les carnivores. De un parce que je l’ai été et de deux parce que chacun fait ce qu’il veut.

    De toute façon ceux qui adoptent le végétarisme par mode finiront par très vite abandonner. Il faut le faire par conviction et si tu ne veux pas être végétarienne, tu as raison !

    Vivons comme on l’entend et pas comme la société l’entend.

  19. 27 février 2016 / 11 h 20 min

    Merci beaucoup pour ton article qui fait du bien à lire!
    Je suis tout à fait d’accord avec toi, je partage ton avis de « consommer mais autrement ».
    Je ne suis pas végétarienne, non, mais je fais attention à ma consommation. Je ne mange pas de viande en semaine, j’en mange le weekend, chez mes parents qui se fournissent au petit producteur d’à côté que nous connaissons bien, c’est de la vente directe. Et je pense tout comme toi, qu’il est vraiment important de soutenir les producteurs locaux.
    Je pense qu’il faut réfléchir à notre consommation, ça oui. Je pense que la production industrielle de viande est très polluante, oui. Mais je pense aussi qu’il existe des alternatives très louables à ce mode de production et de consommation. « Consommer moins de viande, mais de la viande de meilleure qualité » c’est le discours que je tiens!
    Merci merci de ton article et à bientôt!

  20. 28 février 2016 / 12 h 34 min

    Je partage également le fait d’être ce que certains appellent « flexitarien », c’est à dire que je mange de tout, mais j’oriente mon régime alimentaire vers un mode de consommation réfléchi, plus sain pour la santé, respectueux des animaux et de l’environnement (même si le terme « respectueux » peut avoir plusieurs niveaux d’intensité…)
    Il y a 2 jours on m’a dit que j’étais une « omnivore honteuse qui ne s’assumait pas ». Je ne suis pas d’accord. Pour moi, tout est dans la manière de consommer : manger des produits de saison en allant au marché, favoriser le local en allant voir l’agriculteur du coin, limiter les déchets en achetant en vrac dans les épiceries, et j’en passe… il y a 1000 façons d’apporter sa pierre à l’édifice et limiter sa consommation en viande est déjà un premier pas 🙂

  21. Audrey
    28 février 2016 / 15 h 50 min

    C’est vrai que c’est comme si être végétarien, c’était devenu « in ». On en voit partout, les restos proposent des menus VG,… (C’est comme le bio, qu’on voit, vend, mange à toutes les sauces). C’est comme si on prônait le « mieux ».

    Je ne suis pas végétarienne (et encore moins végétarienne, d’ailleurs, j’ai l’impression que tu fais l’amalgame dans ton article : le végétarien mange du fromage, des oeufs, du lait… le végétalien ne mange aucun produit animal). Toutefois, je réduis fortement ma consommation en viande (0 charcuterie, sauf petits extras, et de la viande 3-4x/semaine en moyenne) Avant tout d’un point de vue santé. Surement pas parce que les abattoirs c’est mal et que ça fera un peu de répit pour les animaux (c’est la chaine alimentaire après tout… Le chat ne se demande pas si c’est cruel de tuer et de jouer avec l’oiseau qu’il a chassé). Puis je le fais aussi d’un point de vue écologique (je crois que ça a moins d’impact de manger des légumes que de la viande). Et quand j’achète de la viande, j’essaie de choisir quelque chose où les animaux ont été bien nourris, et j’achète mes oeufs à quelqu’un que je connais. Bref, effectivement, chacun vit comme il l’entend 🙂

  22. 6 mars 2016 / 18 h 25 min

    J’en suis arrivée exactement aux mêmes conclusions que toi !
    Limiter sa consommation, oui, trouver des labels locaux/bio/équitables, oui, mais se priver de quelque chose qu’on aime, qui nous fait du bien et qui peut être bénéfique et bien fait, non.
    Ne vivant pas seule et n’étant pas maître de la liste de courses, je ne peux pas tout faire comme j’aimerais mais j’essaie de sensibiliser mes parents à ça aussi et, dès que j’en ai l’occasion, je fonce à la ferme (pas du coin, j’habite en ville …) me procurer de bons produits que j’ai plaisir à manger !

    Militons pour un monde plus respectueux, que ce soit au niveau alimentaire qu’à tous les autres 🙂

  23. Ronhin
    15 juin 2016 / 22 h 17 min

    « Le gras c’est la vie » by Karadoc

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