#ROADTRIP en Laponie Suédoise!

Cela fait quelques jours maintenant que je meurs d’envie de vous parler de mon voyage en Laponie Suédoise, que j’ai fait avec mon amoureux du 24 au 28 février. C’était peut être le voyage le plus merveilleux que j’ai pu faire, même si, parfois, j’ai cru qu’on allait mourir mangés par des loups ou étouffés par des élans.

Pour rentrer dans le vif du sujet, nous avions une route bien définie qui longeait la côte Est de la Suède, en partant de l’aéroport de Stockholm, pour aller jusque Kiruna. Nous avions décidé de faire la plus grosse partie de nuit.

Mais avant de commencer notre périple, il fallait… Trouver la voiture que nous avions loué, et la payer. Ces deux choses, quand on arrive dans un pays qui n’a pas la même langue que la vôtre et pas la même monnaie, ne sont pas si faciles à réaliser, surtout quand on atterrit à 17h30 et que l’aéroport est désert.

Désert oui. Les suédois aiment rentrer avant la nuit apparemment.

Pas moyen donc de changer nos Euros en Couronnes Suédoises au bureau de change de l’aéroport, puisqu’il était fermé. Pas moyen non plus de se renseigner auprès d’une personne afin de nous indiquer vers où aller pour trouver l’agence de location de voitures. Gaby-Princesse-des-fleurs en panique les gars.

Par miracle et après une bonne demi-heure de marche et d’observation, nous avons pu changer nos euros en retirant de l’argent directement via un distributeur et choper notre voiture gardée par une dame qui, à -2 degrés, était en t-shirt.

C’est alors que commençait notre périple vers le nord. 19 heures de route durant lesquelles nous avons conduit à tour de rôle, buvant des RedBull et scrutant le noir en espérant voir quelque chose.

Mais non. Dans le Nord de la Suède, les routes sont vides. On est dans la nature sur des centaines de kilomètres et il est possible de ne pas voir une seule maison pendant des heures. Nous roulions donc dans l’obscurité la plus totale. Je roulais dans la neige et la glace. Quand on me connait, on sait à quel point c’était quelque chose qui me terrifiait. Aujourd’hui tu peux me donner un volant un jour de tempête de neige en Belgique, je te fais le trajet finger in the nooze.

Jusqu’au lever du jour…

Quand j’ai ouvert les yeux, à l’aube (oui j’ai dormi quand même, déconnez pas), je ne savais pas où regarder tellement tout était beau de partout. A ma droite, un immense lac gelé sur lequel se levait le soleil. Une image que je ne suis pas prête d’oublier. A ma gauche, une forêt de sapins blancs, dont le vent faisait voler quelques flocons dans le ciel. J’étais à peine réveillée mais il m’était impensable de refermer les yeux une seconde.

On commençait à croiser quelques maisonnettes en bois de toutes les couleurs: du jaune, du rouge, du vert, aucune n’étant collées, mais plutôt éparpillées plic-ploc dans ce qu’on supposait être des petits villages. C’était assez perturbant de voir que les quartiers n’étaient pas du tout indiqués comme les nôtres et que les maisons ne s’alignaient pas. Parfois, au loin, on voyait une, ou deux habitations grand maximum au milieu de nulle part. Je me suis demandée à plusieurs reprises comment les gens indiquaient leur adresse en cas d’infarctus, pour peu qu’ils aient le téléphone (là j’exagère).

C’était d’une beauté époustouflante. Autant vous dire que j’étais émerveillée.

 

Puis nous sommes arrivés à Kiruna. Enfin, presque et dans le noir.

En effet, afin de nous installer dans notre petit chalet, il fallait traverser un lac gelé en motoneige. Il y avait un peu plus d’un kilomètre à parcourir, et les températures frôlaient les -25°. Je pense qu’on peut considérer que j’ai fait une séance de cryothérapie du visage gratos, tellement le vent engendré par la vitesse me gelait le visage. Mais le jeu en valait la chandelle quand nous avons franchi la porte de notre cocon.

Nous avions l’électricité mais l’endroit était dépourvu d’eau courante et de toutes possibilités de communication. L’ambiance « à la dure » si je puis dire. Il fallait récupérer l’eau du lac dans des jerricanes, eau qui nous permettait de nous laver, de cuisiner, et de faire la vaisselle. On ne dirait pas comme ça, mais je peux vous dire que reprendre une douche normale en arrivant en Belgique a été pour moi un moment Nutella.

La première nuit, le ciel était entièrement dégagé. Nous sommes donc sortis armés de 18 couches, de doudounes et bonnets afin d’aller contempler le spectacle. Je n’ai jamais vu de ma vie un ciel aussi étoilé. Ca brillait de partout, ça clignotait, c’était fou.

Et là, j’en ai vu une.

Une gigantesque Aurore Boréale qui traversait tout le lac sur lequel nous étions. Alors je pourrais vous romancer ce moment en vous faisant la description des émotions que je ressentais mais je vais plutôt vous dire ce à quoi j’ai pensé les premières secondes, en mode zéro honte. Je me suis dit que ça ressemblait étrangement à la scène où la Marque des ténèbres de Voldemort apparaît dans le ciel pendant le Tournoi de Quidditch, dans Harry Potter.

Oui, tu peux me juger vas-y.

Blague à part, c’était incroyable et j’étais heureuse de pouvoir enfin voir de mes propres yeux ce que les anglophones appellent les Northern Light. C’est tellement beau qu’il est impossible de se résoudre à penser qu’il s’agit d’un phénomène scientifique. On dirait plutôt qu’on est dans un autre monde. Un monde magique, surnaturel, loin de la réalité. Un monde Harry quoi.

Durant les deux jours que nous avons passé dans le Grand Nord, nous avons profité d’immenses paysages blancs immaculés, des couchers de soleil rose et orange, des forêts à perte de vue ou encore des cascades gelées que nous offrait le pays. Tout était si paisible, si calme. Un vrai régal question dépaysement et réduction du stress. On est tellement loin de tout, tellement au bout du monde qu’on arrive très vite à lâcher prise et ouvrir grands nos yeux.

Pour conclure, je conseille vivement ce voyage à tous les amoureux de la nature, à tous ceux qui ont envie de se prendre une baffe visuelle ou à ceux qui ont tout simplement besoin d’un bol d’air frais (voire gelé hein) pour éliminer le stress de la vie quotidienne.

Et surtout, ne manquez pas notre vidéo de voyage sur YouTube qui sortira prochainement!

 

Quelques liens utiles:

 

Gaby

 

4 Commentaires

  1. 18 mars 2017 / 17 h 45 min

    J’ai ADO-RÉ lire ton article ! J’ai ri et j’ai été stupéfaite des épreuves que vous avez parcourues ! Mais on peut dire que ça valait le coup, rien que pour le ciel étoilé et les aurores boréales que vous avez vu (j’en rêve !). J’espère que nous pourrons faire ce voyage un jour 🙂

    • 18 mars 2017 / 18 h 52 min

      J’espère que tu auras l’occasion de le faire, c’est vraiment magnifique et pas si impossible puisque assez accessible niveau prix:)

  2. 19 mars 2017 / 21 h 29 min

    Ce voyage devait être vraiment, inoubliable !!! Les photos sont magnifiques 🙂

    • 20 mars 2017 / 12 h 05 min

      Merci Audrey! Oui il l’était et je n’ai qu’une hâte: repartir 😀

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