Jul… Analyse textuelle, rhétorique et navrée.

Sous les conseils fort peu judicieux de ma copine Lauredana (qui, je vous rassure, ne faisait que répondre à ma question « que voulez-vous que j’analyse comme nullité intersidérale? »), j’ai écouté JUL.

C’est lui, le type.

Oh j’en avais déjà entendu parler hein. J’ai même vu pas mal de starlettes à deux francs six sous de la téléréalité faire lalalala sur ses chansons avant de tirer la langue pour faire passer un message à un ex en bonne attentionwhore désespérée. (oui, c’est tendance, tenez-vous au courant un peu!)

Mais je n’avais jamais ECOUTE.

Eh ben ça y est, j’ai écouté.

 

Je me suis penchée sur Tchikita.

Déjà, le type qui se lève un matin en se disant qu’intituler une chanson « Tchikita » est une idée de génie, bah moi il me fait peur. Forcément ce type est capable de tout. Peut-être même de manger son chien.

Mais soit, parlons de Tchikita.

Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita
Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita

C’est l’intro. Personnellement, ça me fait penser à Chaud Cacao. Mais soit.

Elle a l’regard qui tue Tchikita
Cheveux longs comme Nikita
Si elle me quitte pas, j’la quitte pas
Tchikita, Tchikita

C’est le refrain. Il composera environ 80% de la chanson, ce qui, notons-le, est quand même beaucoup pour un refrain hein… Et c’est ça le secret de la réussite : quatre phrases à retenir, on te les répète pendant 3 minutes et tu finis FORCEMENT par les chanter. C’est du harcèlement. C’est tout.

Il a l’air de rien, mais il est machiavélique.

Premier couplet. Je me sens mal.

Bon. On nous pose le personnage central. Elle a le regard qui tue (un bon eyeliner sans doute) et des cheveux longs comme Nikita (je ne rentrerai pas dans le débat de savoir de quelle Nikita il parle. On est tous d’accord que ce mec ne sait pas qui est Besson, donc on ne parle pas de la même.)

Si elle ne le quitte pas, il ne la quittera pas. J’ai un peu envie de te dire que jusque là on s’en cogne un peu quand même. Mais continue à chanter, on ne sait jamais.

Elle a passé toute la nuit à m’peloter

C’est réellement la première phrase du premier couplet. C’est le moment où j’ai déjà eu envie de jeter mon Mac par la fenêtre (la nana qui vous case qu’elle a enfin un Mac, vous avez vu?). Je pense qu’on peut attribuer à cette phrase le titre envié de « plus laide phrase de la chanson française » juste devant « passe l’ananas et mous le café ». (Comme quoi je suis toute prête à lui attribuer des titres…)

Elle est pas dans l’même dél’ que les filles d’à côté

(J’ai cherché les paroles sur internet hein. Croyez pas que je suis la seule personne au monde capable de comprendre ce qu’il baragouine)

Elle n’est donc pas dans le même délire que les filles d’à côté. J’imagine qu’on ne parle pas de celles-ci :
J’la regarde dans les yeux en sirotant mon cocktail
Elle m’a vu dans l’VIP, me prend pour un mec mortel

J’en déduis déjà que niveau QI, elle n’est pas exigeante, Tchikita. Il nous case au passage à son tour qu’il va dans les carrés VIP. Avec sa tête de Cauet avec des cheveux.


Sait pas qu’si elle s’manque avec moi j’lui nique sa gram’s

Je n’ai AUCUNE idée du sens de cette phrase. Je ne suis même pas certaine que le mec ait lui-même une idée notez bien. S’il parle de niquer la grammaire, là, on est d’accord, il l’a butée à froid et sans semonce.
Prends mon Snap ou mon Facebook, moi j’ai pas Instagram

On dirait une conversation entendue au Quick…
Elle veut me parler, me fait la grande, la madame
J’ai rien pour toi moi j’vis toujours dans l’bas d’gamme

Ca y est, il m’a perdue : je ne sais même plus qui parle à qui ou de quoi…


J’plonge dans ses yeux, je m’y noie

Métaphore de ouf…
J’la regarde, je m’y vois
J’plonge dans ses yeux, je m’y noie

Si on suit bien, il se noie dans ses yeux parce qu’il s’y voit. C’est un tout petit peu narcissique, si vous voulez mon avis.

Deuxième couplet. J’ai envie de me planter des fourchettes dans les oreilles.

Mais où t’étais girl
J’t’imaginais comme ça quand j’étais seul
Des fois tu m’fais la gueule
Rien qu’on fait les fiers et qu’on s’engueule

Et dire que je pensais que la grammaire se portait mal…


J’vois plus rien devant son boule magique

Je m’évade, je deviens très nostalgique

Dites-moi que ce mec plaisante… On ne peut pas réellement mettre « boule magique » dans une chanson, si? Et quand on pousse le vice au point de réfléchir au sens profond (enfin, quand je dis « profond », on se comprend), on pige que le héros « devient nostalgique » quand il lui mate l’arrière-train. Je connais quand même peu de gens que les fesses rendent nostalgiques moi…

Le portrait m’achève…

Elle s’est fait belle, ouais elle s’est fait les ongles
Elle a fait les plaques sur ses cheveux longo

Permettez-moi un instant de crever de rire…  #résine #steampod

C’est EXACTEMENT comme ça que j’imagine Tchikita…

J’l’aime bien elle est gentille et simple
Pas besoin d’aller la chercher en Lambo

Définition de la nana « gentille et simple » qu’on « aime bien » : elle a un lisseur, du vernis et faut même pas venir la chercher dans une grosse lamborghini. Une BM suffit, j’imagine.

Une fille gentille et simple quoi…

Elle me trouve beau même quand j’le suis pas

Et elle a de sérieux problèmes de vue.

Fuis-moi j’te suis, elle j’la suis elle m’fuit pas

Si ça ne vous embête pas, je ne vais pas m’étendre sur cette conclusion de malade.

On sent bien de toute façon qu’il a perdu le fil depuis un moment.

Après y a quoi?

Oh bah, je vais vous la faire courte hein. Il y a ceci :

Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita
Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita

Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita
Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita

Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita
Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita, Tchiki-Tchikita

Environ mille fois. Histoire de te pourrir ta journée. Pour toujours.

J’en conclus que le monde va mal.

Ce héros de la langue française est donc l’artiste de l’année.

Je ne vous raconte pas comment Jacques Brel, Serge Gainsbourg et tous leurs potes se retournent dans leurs tombes. Et ne parlons même pas de Jim Morrison, Kurt Cobain ou Michael Jackson… En fait, ils doivent bien se foutre de nos gueules…

(Je sais, Elton est vivant… Mais bon… hum.)

Je dois avoir une liste d’une petite dizaine de milliers d’artistes vivants qui méritent plus ce titre que ce mec. Même Marc Lévy le mérite plus.

Il ne chante pas? Oh bah on n’est plus là dessus hein…

LEAVE BRITNEY ALONE!

 

 

Chrys <3

PS : si vous êtes gentils, j’analyserai d’autres héros des temps modernes.

 

 

5 Commentaires

  1. Charlotte
    17 mars 2017 / 5 h 30 min

    Merci pour ce moment d’humour

  2. Zélia
    17 mars 2017 / 10 h 48 min

    Apparemment sa gram’s c’est sa grand-mère ^^’
    Moi qui pensais que Jul c’était une légende urbaine (j’avoue je me tiens plus trop à la page) …

  3. eliemotion
    17 mars 2017 / 13 h 25 min

    je m’en remettrai jamais de rire …. Merci <3

  4. 18 mars 2017 / 10 h 06 min

    Merci Merci Merci ! Fan de Toi !

  5. De meo
    18 mars 2017 / 10 h 17 min

    Oh j’ai ri !

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